Famille PETIT
Nous présentons ci-dessous un résumé de l'ouvrage écrit par le regretté Georges BAILLY, sur Dorothée PETIT et sa famille.
L'intégralité de cet ouvrage de près de 40 pages, très documenté et précis n'est pas intégrable à notre site pour cause de lisibilité. - Il est disponible sur simple demande auprès de l 'association ...
Préface :
Il en est, de certains noms comme de certaines œuvres d’art, malgré le temps qui passe, ils sont ancrés à leur histoire ; qui devient notre Histoire.
À Irigny, depuis presque 150 ans, il en est ainsi pour Dorothée PETIT.
Pour nombre d'Irignois, notamment les Anciens, ce nom renvoie à un geste d’une grande générosité. Pour ceux plus fraîchement installés dans la commune, il s’agit, le plus souvent, du nom d’une rue, ou d'une résidence pour personnes âgées, et nous ne saurions les blâmer de ces raccourcis.
Dorothée PETIT, pour l’état-civil Dorothée-Marie, laisse à son décès, en 1878 un héritage d’une valeur totale de 3 147 229,69 francs. La conversion exacte en euro est difficile, mais, on peut avancer qu’aujourd’hui, on atteindrait plusieurs millions d'euros. 1
L’existence de l'EHPAD 2 « Résidence Dorothée PETIT », est le témoignage permanent de la générosité de notre bienfaitrice et honore sa mémoire.
Nous connaissons bien les différentes étapes qui ont accompagné la réalisation du legs, nombre de délibérations et courriers divers en rapporte le développement. En revanche, nous sommes moins bien informés sur la famille PETIT. Certes, nos archives municipales sont riches d'un important fonds documentaire relatif à son histoire. On y trouve, notamment le plus ancien document de toutes les réserves, un contrat de mariage en date du 1er décembre 1565 qui unit Noble George Ménoard et Damoiselle Françoise Basonnat. Le rapport de cet événement à la famille PETIT n'est pas patent ; la lecture du document est très ardue. Mais, faisant partie de ce fonds, il y a forcément un lien plus ou moins lointain avec la famille PETIT, puisque conservé dans les archives familiales3.
Les membres de la Famille :
1 - L’AÏEUL, FLORENTIN :
Florentin PETIT. Il apparaît dans la première moitié du XVIII° siècle. Il naît entre 1715 et 1720.
2 - LE GRAND-PÈRE, FLORENTIN GABRIEL
C’est au n° 7 de la rue Saint-Jean que le 11 décembre 1749, naît Florentin Gabriel PETIT de Florentin son père et dame Marie-Jeanne Gabrielle MIOTTE sa mère.
3 - DOROTHÉE MARIE
En 1817, à Irigny, on supporte toujours les conséquences des débordements du mois de juin dernier ; rebellions, émeutes … mais à Lyon, en ce 14 juillet, se produit un événement d’une toute autre nature ... À 9 heures du matin, au numéro 7 de la rue Saint-Jean, Marie DUMOY donne naissance à une petite fille. Le père, Gabriel Florentin PETIT (1783-1856) rentier de son état, déclare la naissance le lendemain devant le Maire de Lyon Jean-Joseph Méallet, Comte de Fargues.
Le destin de cet enfant sera intimement lié à la commune d’Irigny et aux Irignois. On lui donne le prénom de Dorothée Marie.
Le 12 juillet 1837, elle épouse à Lyon André Vital Urbain MOGIER, propriétaire rentier. Il est fils d’un négociant de Monistrol en Haute-Loire. Un contrat de mariage est établi en l’étude de Maître Antoine Marie Charvériat. - Il décède sans enfant en 1865.

4 - PIERRE FLORENTIN
Frère de Dorothée Marie, né en 1826, déclaré à l’état-civil comme « Florentin » , il sera très rapidement appelé Pierre Florentin. Appelons-le ainsi dès maintenant pour éviter toute confusion avec les Florentin Gabriel et leur contraire.
En 1855, le Préfet Sénateur Waïsse, le nomme Maire
d’Irigny. - Il sera, entre autres missions, le maire de la construction du campanile du clocher de l’église.
5 - LA FAMILLE RAGUIN
Apparait alors, dans l’Histoire PETIT, un personnage nouveau d’une grande importance, qui va apporter quelques bouleversements dans cette famille.
Une petite fille naît à Paris le 19 septembre 1856, de père « non dénommé » et de Pierrette RAGUIN.
On ignore comment Pierre Florentin et Pierrette Raguin se sont rencontrés, quoiqu’il en soit, Louise Marie est bien le fruit de leur relation. Dans le testament que rédige Pierre Florentin le 19 décembre 1857, il lègue à sa mère la propriété de tous ses biens meubles et immeubles, tous ses droits en action, en un mot, tout ce qui concerne sa succession au jour de son décès à la charge par elle d’acquitter notamment les legs suivants :
« A Pierrette RAGUIN, fille majeure et légitime de Joseph RAGUIN et de Pierrette GONG, une pension viagère annuelle de trois mille francs. - A Marie-Louise RAGUIN, fille de Pierrette, née à Paris le dix-neuf septembre 1856, une somme de quatre-vingt-mille francs qu’elle touchera le jour de sa majorité ou de son mariage ».
À la suite d’une délibération d’un conseil de famille en date du 18 février 1862, madame veuve PETIT (Marie Dumoy mère de Pierre Florentin et de Dorothée Marie) offre de prendre l’engagement à titre de pure libéralité de subvenir aux frais d’éducation de l’enfant en lui servant jusqu’à sa majorité ou son mariage la somme annuelle de 1 600 F. - Après le décès de sa mère en 1866, Dorothée poursuivra toutes les conditions et dispositions financières décidées par sa mère à l’égard de Pierrette RAGUIN et de sa fille Louise-Marie.
6 - DOROTHÉE PETIT BARONNE DU BORD
Six ans après le décès de son époux, la veuve MOGIER se remarie. Le 4 janvier 1871, elle épouse à Irigny Pierre Louis François Joseph Henri Baron de CHANSIERGUES du BORD, chevalier de la Légion d’Honneur, ancien membre du Conseil Général de la Drôme.
Dorothée PETIT voulait porter un titre de noblesse, elle devient Baronne du Bord. On l’a deviné en prenant connaissance de ses agendas, Dorothée est très attentive à la dépense, ce qui explique qu’elle soit très riche à la fin de sa vie. - Elle lègue alors tous ses biens à la Commune d' IRIGNY.
7 - L’HOSPICE PETIT
L’Hospice Petit ouvrira ses portes en 1883, 5 ans après le décès de de la Baronne Dorothée Petit. -
Ce seront les religieuses de Saint Joseph qui en assureront la gestion, puis relayées par les Oblates de Saint Benoît jusqu’en 1971.
En 1970, une première restauration de l’hospice verra le jour avec un agrandissement et des locaux mieux adaptés, ainsi que des studios pour accueillir des ménages. - A cette date, l’hospice accueillera 35 personnes environ. - C’est en 1972 que l’Hospice devient la « Fondation Dorothée Petit ».
De rénovations en aménagements, la Fondation Dorothée Petit permettra d’accueillir 72 pensionnaires en 2009.